23 octobre 2018

Designers+ce n’est pas que des designers, c’est notre +, nous avons les métiers associés au design. Voici un portrait atypique de Christine Béal, dirigeante d’Évidence Développement.

Pourquoi rejoindre un réseau de designers lorsqu’on est commercial?

Le besoin de partage, de rencontres, un regard externe bienveillant. J’ai tellement entendu dire – attention à la solitude du dirigeant – que j’ai souhaité m’entourer et sortir du cadre.

Pour avoir moi-même testé (et apprécié) d’abord le design produit puis la démarche LUPI et ensuite des dynamiques collaboratives, je suis convaincue de la force d’un collectif pluridisciplinaire. Chacun apporte son filtre et son vécu et ensemble nous allons tellement plus loin et plus vite : j’adore.

Mes compétences sont complémentaires de celles des designers, je peux prendre le relai pour accompagner leurs clients sur le champ commercial, qui est l’un des points qui peut pêcher dans les TPE/PME par manque de temps ou de personnes qualifiées lorsqu’elles se lancent sur de nouveaux marchés ou projets.

Qu’est-ce qui vous a amené à créer votre entreprise ?

J’ai toujours eu l’envie d’entreprendre, de créer mon entreprise. Je suis issue d’une famille d’artisan entrepreneur et ce milieu m’a toujours attiré. Mais j’attendais l’idée du produit miracle, qui n’est jamais venue.

Et puis un jour j’ai réalisé que j’avais accumulé de l’expérience, des compétences et que celles-ci étaient souvent manquantes dans les PME. Ça a été le déclic. J’allais apporter à ces dirigeants mon expertise et un soutien opérationnel, car s’ils sont plein d’idées et de projets ils n’ont pas toujours le temps d’aller au bout et de s’investir dans toutes les dimensions du projet. Construire et développer ensemble dans le but de créer de la richesse pour l’entreprise et des emplois, voilà mon credo et c’est ainsi qu’est né Evidence Développement.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

Après 27 années de salariat, je me suis rendue compte que j’ai toujours bénéficié d’une très forte autonomie puisque j’étais souvent seule sur les projets, car je partais à l’étranger pour développer les marchés en friche. J’ai ressenti un fort sentiment de liberté : liberté d’expression, liberté de choix et de décision… ce fut comme un bouffée d’oxygène pur. Aujourd’hui j’exploite ce sentiment et c’est la diversité des missions, des tâches, des secteurs qui me plait. Surtout les rencontres, l’adrénaline des projets et des défis. Ils m’enthousiasment et me font lever (tôt) le matin !

Comment envisagez-vous votre métier aujourd’hui ?

J’aimerai avoir assez de clients pour recruter moi-même et reproduire le modèle. Proposer aux PME des ressources expérimentées mais aussi accessibles en coût, dans la plus grande flexibilité. Contribuer à ces belles histoires d’hommes, de femmes et de réussites car après tout, une entreprise, c’est avant tout des hommes et des femmes.

C’est quoi votre plus ?

Mon modèle économique est adapté au monde de l’entreprise, les PME accèdent ainsi à des ressources expérimentées à moindre coût puisque je porte une partie du risque à ma charge. Je suis intéressée financièrement aux bénéfices. J’ai donc tout intérêt à ce que le projet marche !

Question de caractère, je suis une battante et quand j’adopte un projet, je ne sais que m’investir à fond.

Humaniste et très empathique, je mise beaucoup sur l’humain et je ne crois qu’à la force du collectif. Les outils ne sont que des facilitateurs.

J’ai une belle expertise dans le développement des organisations et de leurs hommes. Je suis une bâtisseuse. Je me réalise dans l’action et les défis. J’aime partir d’une page blanche ou dérouler une pelote toute emmêlée.

Quelle est votre actualité ?

Je recrute – un stage pour commencer, une alternance ensuite – pour développer mon entreprise pendant que je m’occupe de celles des autres !

Sur la dimension performance  individuelle, j’ai mis en place un programme innovant d’accompagnement qui agit à la fois en individuel et en collectif pour redonner du sens aux (s) mission(s) des collaborateurs et retrouver de la sérénité. Une personne bien dans sa tête et son corps est bien plus performante.

 

 

Christine Béal, Evidence Développement